L’Institut du Cœur à Ho Chi Minh-Ville [vi]

En 1989, à l’invitation du Dr Duong Quang Trung, alors directeur du service de la santé de Ho Chi Minh-Ville, le professeur Carpentier décide d’aider au montage de la première structure capable de pratiquer la chirurgie cardiaque au Vietnam.

Un modèle unique est créé, semi-public puisque les locaux sont fournis par la ville d’Ho Chi Minh alors que la fondation Carpentier finance l’équipement médical et surtout la formation des équipes locales. Des équipes de médecins /chirurgiens vietnamiens sont envoyées en France pour recevoir une formation, et des équipes françaises sont dépêchées sur place. Aujourd’hui, la quasi-totalité de l’équipe médicale de l’Institut du cœur a bénéficié d’une formation en France, pour la plupart grâce programme français FFI (Faisant Fonction d’Interne, aujourd’hui DFMS/A).

Depuis son entrée en activité en 1992, on estime à 100 000 le nombre de patients traités. 24 500 Patients, enfants et jeunes adultes pour la plupart, ont été opérés et 225 000 personnes sont suivies en consultation chaque année. Toutefois ce chiffre ne permet pas de drainer l’afflux de malades, la liste d’attente pour les patients nécessitant une opération cardiaque est de plus de deux ans.

L’Institut du Coeur de Ho Chi Minh-Ville a été conçu pour être un hôpital à but non lucratif. Chaque année, environ 30% des opérations sont financées par la fondation Carpentier et bénéficient à des patients en situation d’indigence. La fondation tire ses revenus du Centre Médical International (CMI), un centre de soins implanté au sein du Pôle France Santé du Consulat général de France à Ho Chi Minh-Ville et qui reverse l’ensemble de ses bénéfices à l’Institut du cœur.

Si l’Institut du cœur a été le premier établissement à pratiquer les opérations à cœur ouvert, il a par la suite contribué au transfert de connaissances au Vietnam, en formant des cardiologues d’hôpitaux du Vietnam.

C’est également un modèle de développement Sud/Sud, puisque des médecins d’autres pays, comme le Cambodge ou le Sénégal viennent se former à l’Institut.

publié le 23/10/2018

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