La France, partenaire de sécurité légitime et efficace de l’ASEAN [vi]

L’Ambassadeur de France sera en déplacement à Ho Chi Minh-Ville du 19 au 21 avril dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc 2017 » et de l’escale du Groupe Ecole d’application des officiers de marine (GEAOM). A cette occasion, M. Bertrand Lortholary visitera le bâtiment de projection et de commandement Mistral, où il rencontrera les officiers à bord, assistera à une conférence sur les enjeux de sécurité environnementale et se rendra au cocktail donné à bord de la frégate Courbet, en escale à Ho Chi Minh-Ville. M. Bruno Angelet, Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne au Vietnam, s’associe également à cette visite.

JPEG

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et la frégate Courbet, de la marine nationale, ont franchi le 12 avril 2017 le détroit de Malacca, « porte d’entrée » de l’Asie du Sud-Est. Le groupe naval poursuit son déploiement de quatre mois dans l’espace indopacifique, qu’il a rejoint le 18 mars dernier. Il arrive dans une région particulièrement chère à la France, qui a établi des partenariats majeurs avec de nombreux pays de la région : la Chine, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour ou encore le Vietnam, si l’on se limite aux Etats riverains de la mer de Chine méridionale.

Ces coopérations structurées et de long terme s’articulent en complémentarité de la construction propre de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), entamée il y a exactement cinquante ans. Ses Etats membres ont alors décidé de construire un ensemble régional capable de peser au niveau international tant sur le plan diplomatique, qu’économique et social et, désormais, de la défense et de la sécurité.

La France, pays fondateur de l’Union européenne (UE), se reconnaît dans cet esprit de multilatéralisme responsable. Elle a toujours appuyé cette organisation ainsi que le dialogue et la coopération avec l’UE, comme avec la Chine. La France a également été l’un des tous premiers États hors de la région à signer le Traité d’amitié et de coopération en Asie du Sud-Est, qui promeut notamment le règlement pacifique des différends, le respect de l’intégrité territoriale, et la renonciation à l’usage et à la menace d’usage de la force, principes fondamentaux que la France défend activement.

La France soutient les efforts conduits par l’ASEAN pour bâtir une architecture de sécurité régionale. Elle participe – via l’Union européenne – à l’ASEAN Regional Forum, ainsi qu’aux initiatives prises pour favoriser la coopération régionale, notamment en disposant d’un officier de liaison à l’Information Fusion Centre et au Regional HADR Coordination Centre situés à Singapour. Ces officiers français contribuent de façon très concrète au développement des capacités en matière de sûreté maritime et de secours en cas de catastrophes naturelles.

Aussi, est-il naturel que la France, comme l’a exprimé son ministre de la défense M. Jean-Yves Le Drian à plusieurs reprises, se rapproche de la conférence élargie des ministres de la défense de l’ASEAN, l’ASEAN Defence Ministers Meeting Plus (ADMM-Plus), qui est sans conteste l’enceinte régionale de coopération en matière de défense et de sécurité la plus aboutie. L’ADMM-Plus contribue de la manière la plus concrète au développement des capacités et, ainsi, à la sécurité régionale. La France est disponible pour accompagner cet effort et en discute avec les États concernés.

De Toulon à Guam, le Mistral et le Courbet couvriront la moitié du périmètre du globe. La France dispose aussi de forces permanentes de souveraineté dans ses territoires d’Outre-mer du Sud de l’océan Indien et du Pacifique Sud. Ces derniers lui confèrent plus de 80% de sa zone économique exclusive, soit plus de 9 millions de km2. Plus d’1,5 million de citoyens français vivent sur ces territoires et près de 140.000 résident dans les pays de l’Asie-Pacifique.

publié le 21/04/2017

Haut de page